Jamais sans ma fille

Aujourd’hui mes beaux parents emmènent ma fille en vacances.

Je ne suis pas pour et ne l’ai jamais été pour diverses raisons.

Je ne suis pas une maman poule qui refuse de laisser mes enfants en vacances loin de moi. Du moment que je sais qu’ils seront bien et qu’ils sont heureux ça me suffit et je préviens toujours que s’il y a le moindre problème je pars aussitôt les chercher même à 600 km !

Mais là ce n’est pas pareil.

Déjà elle rate une semaine d’école, elle qui adore l’école, elle ne verra pas Valentin son chéri, ne fera pas la sortie scolaire prévue vendredi et en plus ratera une journée avec Frédéric son maître du jeudi.

Et croyez moi !!! PERSONNE ne fait le poids face à Frédéric !!! Les enfants l’adorent et des fois je me dis que c’est bien dommage que je ne sois pas célibataire !!

Mais bon là n’est pas le sujet et Monsieur risque de ne plus me laisser déposer ma fille le jeudi matin 🙂

En plus des raisons financières qui sont moindre, il y a une chose que je ne supporte pas c’est qu’on me force la main.

Tu vas me dire que demander de partir avec ma fille en vacances, ce n’est pas me forcer la main et que j’ai le pouvoir de dire non.

Mais là je vais te répondre.

Ma fille aujourd’hui a 4 ans et demi (déjà !!! ). A son premier Noël, elle a reçu une combinaison de ski en taille 3 ans. Devant mes yeux ronds d’incompréhension (elle n’avait que 4 mois et demi et mettait du 12 mois presque 18…), ma belle mère me dit : « ne t’inquiète pas ce n’est pas pour cette année mais pour l’année prochaine quand on l’emmènera en vacances au ski » …

Euh comment dire, déjà j’aimerai bien qu’on me demande mon avis avant de vouloir prendre ce genre de décision. Si encore, elle m’avait demandé s’ils pouvaient dans un avenir plus ou moins proche emmener ma fille en vacances… je me serai sûrement moins braquée …

Et depuis ce jour, chaque année, ils reviennent à la charge. J’ai toujours pu trouver la distance comme excuse et surtout le fait que tout simplement je n’étais pas d’accord.

Mais là, ils ont trouvé la parade, ils seront à une heure de route à peine de chez nous. Et du coup sont revenus à la charge et au vue des yeux de mon mari, je ne pouvais plus refuser.

Oui les décisions se prennent à deux mais ce sont aussi ses parents … (je me cherche des excuses là tu vois !)

Alors je vais laisser ma fille aller en vacances avec mes beaux parents mais j’ai la boule au ventre et je sens que ma semaine ne sera pas la même.

Je vais me consacrer à mon fils qui lui reste à la maison (hum hum).

Illustration de Korrig'AnneIllustration de Korrig’Anne

http://korriganne.com/

https://www.facebook.com/pages/KorrigAnne/343762949048091?fref=ts

Unique.

On se dit toujours que nos enfants sont uniques.

Moi les miens sont comme tout le monde, ils sont chiants adorables, casse bonbon super obéissants …

Et puis sinon bah oui ils ont deux jambes, deux bras, 10 orteils, 10 doigts, des cheveux, deux yeux, deux oreilles … Si j’ai tout vérifié à la naissance.

MAIS …

Il y a une chose qu’on ne peut pas vérifier à la naissance : LES DENTS !!

Avec Gonzesse, au début tout allait bien, par 3 ou 4 d’un coup et rhino pharyngite à chaque fois avec minimum de 39° de fièvre.
4 incisives en bas, 4 incisives en haut 4 prémolaires (mode hippopotame).
Je me moque même un peu d’elle car elle a toute les dents un peu écartées mais je me dis tant mieux parce comme ça elle aura moins de problème avec les dents adultes (oui des fois on se dit des choses qui sont un peu connes … parce que qu’est-ce que j’en sais qu’elle n’aura pas de problème dans 6 ans !!)

Avec Pierrot, il me fait une otite à chaque poussée dentaire.
4 incisives en bas, 4 incisives en haut, 4 prémolaires (pas le temps d’être en mode hippopotame les autres dents arrivent)

Et puis c’est là que vient ce qui au départ avec Gonzesse m’a fait flippé.

2 canines en haut arrivent, Gonzesse morfle bien. Je souffle un peu et voit qu’une troisième débarque. Je m’attends donc à la quatrième… J’attends … J’attends … et je regarde plus en détail sa mâchoire… et remarque qu’il n’y a pas assez de place … Je commence à flipper un peu et si en poussant elle allait défoncer toutes les autres dents ????

J’en parle à Super pédiatre (le seul qui est pour le cododo que j’ai rencontré)  et il me répond que ce n’est pas grave que c’est dans l’évolution de la vie. Les dents de sagesse ont quasi disparues et que maintenant c’était au tour des canines car on n’en a plus besoin vu qu’on a les couteau pour couper la viande. Mais ça ne veut pas dire qu’elle ne viendra pas une fois adulte et qu’il ne fallait pas s’inquiétait on ne ferait rien tant qu’elle n’aura pas ses dents définitives.

Soit le raisonnement ne me parait pas dénué de sens et je me dis « cool une dent en moins à faire souffrir ma fille ».

Je raconte ça à mon entourage qui est bien surpris aussi ne connaissant pas cette particularité.

Et Pierrot me fait les canines, 16 mois, double otite. Il en bave au propre comme au figuré et nous aussi on galère de le voir souffrir et surtout avoir un caractère de chien !

Je surveille et découvre que celles du haut ont percé. Ah ben voila !!!!

Et puis je regarde la mâchoire inférieure pour savoir si les autres pointent le bout de l’émail. Je me fais mordre au moins quinze fois avant de pouvoir voir quelque chose.
Non point d’émail à l’horizon … mais aussi surtout bah point de place pour les dents.

Tiens tiens … ça me rappelle quelque chose …

Je vois la pédiatre pourrie pour le rappel de vaccin. Et on en parle, je lui précise que sa soeur aussi a eu ça. La pédiatre me dit que cela arrive souvent que les incisives extérieures soient tellement larges qu’elles font office de canines aussi.

Ah ben tiens une autre explication … mais bon ça ne veut toujours pas dire qu’elles ne seront pas là une fois adulte.

Ok deux dents en moins pour Pierrot !

Voilà mes enfants sont uniques à mes yeux car ce sont les seuls pour le moment que je connais avec moins de canine !

Alors oui Hélène ils ne sont pas calins tous les deux mais ce n’était pas ça leur particularité !

 

Par contre je me demande et si j’en fais un troisième la bonne blague est-ce qu’il aura qu’une seule canine ????

Il était une fois

Il était une fois une princesse de 24 ans qui apprenait un 3 décembre 2007 qu’un petit parasite s’était logé dans son petit bidou (enfin à l’époque).
Inquiète (même pas vrai), elle alla chez son médecin qui lui avoua que ce parasite allait la fatiguer, l’émerveillée, la faire pleurer, mettre ses hormones en ébullition et chambouler sa vie entière mais que ce serait un bonheur sans nom.

Elle ne réalisa pas tout de suite et puis à Noël, elle compris que le saumon fumé roulé sous les aisselles, elle pouvait faire une croix dessus.

Le 4 janvier 2008, elle retourna chez ce même médecin, qui, par une vidéo (d’une qualité assez médiocre même pas de HD) lui montra la tête, enfin la forme du parasite. Et elle réalisa.

Elle réalisa pendant son voyage de noce que la fatigue était bien réelle, pas de nausées rien juste de la fatigue et une furieuse envie de dévorer tous les fromages style St Morêt de la terre. Elle faisait rire son mari car la tranche de pain faisait 1 cm d’épaisseur et à peu près le triple de fromage dessus.
Mais elle, la micro-brasserie à Montréal, elle y serait bien allée. Elle voulait goûter la bière mais la fatigue et le parasite l’en empêchèrent.

Plus le temps passe et plus, elle réalise que le parasite et bah elle l’aime déjà et décide de lui trouver un prénom. Elle sait depuis le départ que c’est UNE parasite et pas un. Allez savoir pourquoi, le sixième sens peut-être mais dans tous les cas, elle le dit dès le deuxième mois de cohabitation : ce sera UNE !

Alors quand en avril, le médecin lui annonce que c’est bien une colocataire qui est présente, il croit qu’elle est déçue. Non non, la princesse n’est pas déçue, juste pas surprise mais heureuse car elle va enfin pouvoir trouver tout le nécessaire pour décorer la chambre qui va l’attendre dans le château. Bah oui la colocation c’est sympa mais bon la colocataire ne paye pas de loyer, vide le frigo et prend de la place mine de rien !

Cette petite princesse continue de vivre au jour le jour et de profiter de tous ces doux moments de colocation. Elle savoure que sa coloc la laisse dormir. Elle profite que les gens ne lui touchent plus le ventre devant l’inactivité de la coloc.

Franchement, elle se dit que c’est vachement sympa et est même un peu déçue que la colocation ne doive prendre fin mi août.

Oui mais voilà le destin ne se laisse pas manipuler comme ça et il décide et règne en maître.

Le 31 juillet 2008, la petite princesse fait un examen pour être sure que le coeur de sa colocataire fonctionne bien. Et c’est là qu’elle découvre que sa colocataire est une sacrée farceuse. Elle simule (oui oui je suis sure qu’elle l’a fait) de se sentir pas bien pendant 5 minutes et du coup le coeur bat au ralenti.

Par sécurité, ne connaissant pas la cause de ce ralenti, le médecin se dit qu’il vaudrait peut-être mieux pour la colocataire de sortir. La princesse se dit que bon s’il le dit pourquoi pas. Et le médecin déclenche l’accouchement aux alentours de 17h.
L’assistante du médecin regarde la princesse avec un clin d’oeil et lui dis :  » Allez princesse, on travaille bien et on réveille le médecin en plein milieu de la nuit ».

Raté ! Toute la nuit, la princesse fut réveillée toutes les deux heures pour surveiller le coeur de la colocataire qui roupillait bien tranquillement, elle !

Et puis vers 6h, une méga (si si dans les contes de fées on dit méga et raté) douleur se fit ressentir. Le prince n’ayant pas le permis calèche devait attendre que le roi et la reine passe le prendre en allant au gouvernement du royaume. Du coup, la princesse se dit que ce n’était pas la peine d’appeler le prince pour lui dire que ça commençait (NDLA : le prince était rentré pour terminer de monter le lit de la colocataire). Et elle attendit doucement et surtout lentement que son prince arrive.

Elle souffrait mais ne disait rien. On lui proposa de prendre un bain pour calmer la douleur. Entre temps, le prince arriva et se trouva quelque peu perdu. Sa princesse ne souriait plus et souffrait mais il ne savait pas quoi faire pour calmer la douleur. Le médecin rentra et proposa la piqûre miracle (un peu comme la bombe magique au foot mais en mieux).

Au bout d’un certain temps, à 12h20 plus précisément, la princesse commençait à nouveau à ressentir des chatouillis (hum hum) au niveau du ventre. Et elle demanda à ce qu’on lui refasse la piqûre magique.

La super assistante du médecin vérifia si le chemin de la sortie de la colocataire était libre ou non avant de se décider. Elle regarda la princesse et lui dit que dorénavant il faudrait pousser pour l’aider à sortir.

La princesse regarda son prince et essaya de s’asseoir. « Euh non, répondit-elle, elle ne va pas sortir, elle est prévue pour mi-août et ne sortira pas avant ! » (je crois qu’elle flippait un peu mais ne lui demandait pas elle dira que vous mentez). Le prince lui dit qu’il était un peu tard.
Un première poussée eu raison du refus de la princesse. Une deuxième poussée et là, la princesse déclare : « Bon maintenant ça suffit, j’en peux plus, j’en ai marre, je pars ! » Et essaye de retirer ses jambes (de cette position pas très confortable). Mais bon il parait que ce n’est toujours pas le bon moment.

Et d’un seul coup, pouf fini (oui oui il faut de la magie dans les contes de fées). Et la colocataire sort sans un bruit, sans un cri, sans un pleur. On pose sur la princesse une magnifique petite chose blonde aux yeux bleus qui la regarde, lui sourit et se rendort apaisée après un petit soupir. Tout va bien, la princesse va bien, le prince aussi (enfin on suppose il ne dit rien).

Mais voilà la princesse n’est plus et le prince non plus. Ils sont passés au stade supérieurs de roi et reine. Et se sont jurés de toujours protéger ce parasite, cette colocataire, cette petite chose, que dis-je ! Cette princesse !

Pour le moment, ils s’en sortent bien (enfin c’est ce qu’ils croient).

Et voilà ma princesse, aujourd’hui tu as 4 ans. Depuis, ce jour et jusqu’à présent quand je te regarde, je vois ce regard apaisé de notre premier moment à tous les trois. Tu es ma fierté au quotidien et mon amour pour toujours. Tous les châteaux t’appartiennent et tu cherches déjà ton prince qui est partit combattre les dragons au volant de Flash Macqueen.

Je t’aime et même si je te le dis des millions de fois par jour, je ne te le dirai jamais assez !

Ma princesse reste toi-même, la mousquetaire qui protège le roi sur son cheval avec d’Artagnan.

Ta reine/maman.