Quand le festival de la BD d’Angoulême s’invite chez nous

Cette année Angoulême organisait son 40ème festival de la bande dessinée. Cet évènement s’est déroulé du 31 janvier au 3 février 2013.

Depuis que je suis gamine, je rêve d’y assistée, moi grande fan des bd d’Astérix et Obélix. Malheureusement je n’ai pas encore cette chance.
Mais cette année est un peu particulière car Priceminister a permis à plusieurs blogueurs de faire la critique d’une ou deux bd de la sélection officielle du festival.

Comme tu peux t’en douter, j’en ai fais partie.

J’ai choisi deux BD qui ne correspondent pas du tout à mon univers. L’envie de découverte fut plus forte que l’idée de ne pas être déçue.

J’ai donc choisi Le NAO de Brown écris et dessiné par Glyn Dillon et 23 prostituées de Chester Brown. 2 univers totalement différent l’un de l’autre et de ce que j’ai pu lire précédemment.

Pour le second, j’avais pu voir la présentation au Grand Journal de Canal + et l’histoire m’avait beaucoup intéressée. Mais j’en parlerai plus tard.

Pour le moment, je vais vous présenter la première : Le Nao de Brown de Glyn Dillon.

naodebrown_couverture

Je l’ai choisi car la couverture m’intriguait. Je suis allée à l’aveuglette. J’aime faire ça, cela permet de vraiment découvrir un monde, d’être surprise que ce soit positivement comme négativement.
Voici le résultat de l’histoire :

Nao Brown souffre de TOC, mais pas de ces manies consistant à se laver les mains sans arrêt ou à tout ranger qui font rire les gens.
Non, Nao a de violentes obsessions morbides et ses pulsions se traduisent par des rituels mentaux invisibles.

Elle travaille à temps partiel dans un magasin d’art toys tout en essayant de faire décoller sa carrière d’illustratrice. Elle est toujours à la recherche de cet amour insaisissable : l’amour parfait. Et quand elle rencontre l’homme de ses rêves, elle s’aperçoit… que les rêves peuvent être étranges.

Les exercices de méditation de Nao sont une tentative pour apaiser son esprit et ouvrir son coeur. Grâce à eux, elle se rend compte finalement que tout n’est pas noir ou blanc.
En réalité, tout est plutôt… marron.

L’histoire paraît simple et pourtant, j’ai eu du mal à m’y mettre. Il y a deux histoire très différentes : une réelle, celle de Nao Brown et une fictive celle de Pictor. Mais ces deux histoires sont étroitement liées. Au début, je ne comprenais rien. J’avais du mal à me mettre dans l’histoire tout étant très flou.
Mais au fur et à mesure, tout se met en place, on comprend mieux ses problème et, du coup son rapport à la vie et son rapport aux gens. Elle cotoie des bouddhistes et parlent des réunions particulières.
je ne suis pas fan des religions enfin disons pas de façon spirituelle et je me retrouve avec ce point commun car elle non plus.

En fait, plus je lisais plus je me comparais à elle, même avec ses envies morbides.

A la fin de la lecture, j’étais perplexe. Il m’a fallu plusieurs minutes avant de revenir à la réalité. Cette histoire m’a parlé plus que je ne l’aurai pensé en la commençant.

Alors je donnerai la note de 16 sur 20 car j’ai beaucoup aimé ce coté japonais au dessin et à l’histoire qui vous plonge un peu dans l’univers des dessins animés japonais.

naodebrown_interieur
Elle perd un peu du fait de la complexité à comprendre l’univers de la protagoniste, ce qui fait qu’on peut perdre patience à la lire.

Mais quoi qu’il en soit, je la conseille car elle a une belle morale et une bonne réflexion sur soit et sur la vie et en plus elle a reçu le prix spéciale du jury le Fauve d’or.

Je vous donne rendez-vous le 27 mars pour découvrir 23 prostituées de Chester Brown.

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